Epidémie de Coronavirus (Covid-19) au Maroc

le 22 mai 2020

Depuis son apparition en décembre 2019 à Wuhan en Chine, l’épidémie de coronavirus a contaminé 5 millions de personnes dans le monde et a tué plus de 328 000 personnes. Au Maroc, la situation est beaucoup moins lourde même si aujourd’hui le pays compte 7133 cas et 194 morts au 20 Mai 2020. Le nombre de tests reste inférieur comparé aux autres pays, malgré une hausse du nombre de dépistage lors des dernières semaines. Le pays a identifié son premier cas le 02 Mars 2020 et depuis le 09 Mars et rapidement l’Etat a pris des mesures pour contenir la propagation du virus.
Afin de limiter l’impact économique de la pandémie, l’Etat a pris les mesures suivantes :

  • Suspension du paiement des charges sociales
  • Mise en place d’un moratoire pour le remboursement des crédits bancaires
  • Activation d’une ligne supplémentaire de crédit de fonctionnement
  • Report des échéances fiscales
  • Suspension des Contrôles fiscaux et ATD
  • Mesures en faveur des salariés : demandes pour bénéficier d’une indemnité forfaitaire mensuelle nette durant la période allant du 15 mars au 30 juin 2020
  • Création d’un fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Coronavirus
  • Traitement fiscal des dons au fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Coronavirus
  • Mise en place du dispositif de garantie « Damane Oxygène » pour les entreprises qui font face à des difficultés de trésorerie
  • Système d’indemnisation pour les travailleurs du secteur informel

Le Maroc est en confinement depuis le 20 Mars 2020. Celui-ci a été prolongé trois fois depuis, pour une période d’un mois jusqu’au 20 Avril, d’un 2ème mois jusqu’au 20 Mai, et de 20 jours jusqu’au 10 Juin 2020. Malgré une situation sanitaire stable, le plus inquiétant est l’apparition de foyers de contamination.

Encore aujourd’hui, pour se déplacer, les Marocains doivent d’abord en obtenir l’autorisation, et le port du masque est obligatoire. Les contrôles policiers sont fréquents et le non-respect des restrictions est passible d’un à trois mois de prison, parfois assortis d’une amende. Les autorités ont cessé de publier le nombre d’interpellations quotidiennes. Fin avril, elles en avaient comptabilisé plus de 85 000.

Un déconfinement progressif ne pourra être en place que lorsque ces critères seront réunis :

  • Le taux de reproduction R0 qui doit être inférieur à 1 sur deux semaines,
  • La diminution du nombre des nouveaux cas
  • Le taux des cas positifs après la généralisation des tests de diagnostic pour les personnes contacts.